Ted Lasso got me thinking

Have you seen the Apple TV series Ted Lasso? It is so hard to pitch but here we go : it’s about this American football coach that is hired to coach a football (aka soccer) team in the UK. If you’re not into sports, I probably lost you at football.

But so little of this series is actually about football. This series is about kindness. Absolute, over the top kindness. So much kindness, it’s hilarious.

The thing is, our society does not associate kindness with humour. Humour is often quite cynical, especially in these strange times. We make fun of our leaders, of our bosses, of our jobs, of ourselves. I have laughed to tears scrolling through the instagram account @mytherapistsays.
That is why this show completely caught me offguard. I laughed and I cried, I was touched so profoundly by all of this goofy, wholesome, non-toxic masculinity.

Kindness is an underappreciated quality. It is considered passive and unexciting. Yet for a long time, it was the only thing that mattered to me.
Growing up, I was a particularly anxious child. I was easily picked on at school, and I didn’t really know how to defend myself. I was scared of my teachers and the cool kids. I found refuge and security in the kindness of others. My mom always laughs because it is generally the first thing I asked about people. Est-ce qu’il est gentil ?

Ironically, I didn’t grow up to be a particularly kind person myself. That is not to say that I am mean. But I can be rough around the edges, perhaps as a defense mechanism. I have strong opinions, and a dry sense of humour. I am quite impulsive, and I am not soft spoken.

There are so many moments and quotes from this brilliantly written series that I can’t stop thinking about. There is “Nate the Great”, the individual books, biscuits with the boss, Keeley… So damn wholesome I want to have never seen it and rediscover it endlessly.

Ted Lasso got me thinking about the child I used to be. The one that was too sensitive, too scared, too impressionable. The one that valued kindness above all else. She is still very much in me. It’s high time I make her proud.

#TLDR
ça veut dire : Est-ce qu’il est gentil ?

Photo from Ted Lasso


[Gift guide] Last but not least, ce grand fou, le plus généreux, celui pour qui on se creuse la tête chaque année (Dad)

Depuis que je sais que je ne sais pas dessiner (donc depuis l’âge de raison, on va dire), et que je peux donc pas me reposer sur quelconque talent artistique, je me retrouve dans cette galère totale, universelle je pense, qui s’intitule “trouver un cadeau pour mon père qui soit différent d’année en année.”
Comme son nom l’indique, cela ne s’arrange pas dans le temps.
Comme si ce n’était pas déjà assez compliqué, le mien devient plus généreux le temps passant.
Alors voyons voir…

L’autobiographie d’Obama. Budget : 32€

Une chemise en coton flanelle toute douce de chez Muji (mais déjà fait l’an dernier). Budget : 35€

Un casque ultra classe pour sa nouvelle vie sur son vélo électrique. Budget : 229€

Cet engin de génie pour rafraichir toute boisson en quelques minutes et éviter ainsi les crises de nerfs contre celui ou celle qui n’aurait pas mis une nouvelle bouteille au frigo. Budget : $38

Des places de concert de musique classique. Budget : 56€

Un tire-bouchon personnalisé avec ses initiales. Budget : 107 €

Un pyjama Figaret en popeline, le même depuis ses 18 ans (dixit maman). Budget : 185 €

Photo by Juan, always.


[Gift Guide] pour l’artiste que j’aime le plus au monde et qui est trop loin ce Noël… (baby bro)

Un chemise en flanelle parce qu’il ne porte que ça. Budget : $89

Ce livre de recette. Budget : 30 €

Des chaussettes parce les siennes sont sans doute dépareillées et / ou trouées. Budget : 25 €

Un beau coussin pour décorer son intérieur. Budget : 54€

Une crème pour le visage fraiche, bio, made in France, toussa toussa. Budget : 23€

Un abonnement d’un an au New Yorker. Budget : 123€

Un livre un peu drôle pour qu’il arrête de lire Spinoza. Budget : $30


[Gift Guide] pour le plus merveilleux des maris qui fête encore Noël comme quand il avait 6 ans

J’ai découvert avec Gauthier et ma belle-famille le Noël comme dans les livres. Ayant toujours fait partie du clan “on ouvre les cadeaux le 24 et on voyage le 25 quand il n’y a personne sur les routes,” j’ai découvert en intégrant cette famille le bonheur de cette journée sans heure, à glander près du sapin et regarder ses cadeaux. Et pour Gauthier, ce n’est pas Noël si il n’y a pas une pile de cadeaux par personne. Je m’exécute, donc …

Des caleçons et leurs chaussettes assorties, parce que lui aussi aime assortir ses sous-vêtements. Budget : 49 €

Ce jeu de carte pour s’occuper en quarantaine. Budget : $30

Un parfum qui sent merveilleusement bon. Budget : 55 €

Une nouvelle pièce à ajouter à sa collection de marinières (j’aime le détail jaune). Budget : 135 €

Du gin pour ses soirées endiablées sur Facetime. Budget : 40 €

Des caleçons, encore, et encore. Budget : 39 €

Une petite carte, pour lui dire des secrets. Budget : 3,80 €


[Gift Guide] Celle qui aime réfléchir, chanter, écrire, lire. Qui m’inspire au quotidien. (Mum)

Une pull en cachemire tout doux pour ses après-midi passées à écrire, ou au coin du feu avec un puzzle. Budget : 195€

Ce baume à lèvre à la rose qui semble être un produit culte chez les beauty addicts. Budget : 46€

Des cours de bricolage au BHV, parce qu’elle déteste ne pas savoir faire. Budget : 120€

Un fermoir spécial pour mettre plusieurs colliers en même temps sans qu’ils ne s’emmêlent. Budget : 35€

Un soin rehaucils , car il va bien falloir que je lui révèle mon secret un jour… Budget : 80€

Ce livre de cuisine, puisqu’elle a beaucoup aimé celui-ci. Budget : 35€

Quelques gouttes bonne mine pour l’aider à affronter l’hiver confiné. Budget : 40€

Un masque en soie parce qu’elle le vaut bien. Budget : 20€


[Gift guide] pour la personne qui me fait le plus rire au monde (ma sœur, donc)

Ce maillot de bain taille unique, pour toutes les tailles pour nos prochaines grosses marrades dans la piscine. Budget : 96€

Un kit manucure bio pour qu’elle arrête enfin de se ronger les ongles. Budget : 89€

Un pass musées / monuments premiums pour fêter la fin du virus (validité 3 ans, on y croit). Budget : 74€

Des boucles d’oreilles originales, comme celles-ci, ou celles-ci, ou encore celles-ci. Budget : 39-50€

Une carte cadeau pour l’une de ses boutiques préférées. Budget : 25€

Un petit vase trop mignon. Budget : 44€

Un chouchou en soie. Budget : $22

Ce livre illustré du photographe Pete Souza. Budget : $30

Photo by the Juan and only


Pour Noël, j’aimerais recommencer à écrire…

Noël s’annonce un peu comme l’année 2020 : étrange, silencieux, un peu mélancolique … Mais peut-être, aussi, doux, calme, reposant ?
Et puisqu’il sera difficile de se réunir, je me demande si il ne faut pas redoubler d’attentions, soigner ceux que l’on aime, écrire des mots doux, prendre le temps d’emballer joliment nos cadeaux (et non pas deux heures avant, en panique, hurlant après le scotch).

Voici donc l’occasion de me remettre à écrire, pour partager des idées de cadeaux.

Pour les amies, confinées en Italie, aux États-Unis, au Danemark, en Martinique, au Mexique, au Pays Basque, au fin fond de l’autre bout de Paris.

Une bougie à la lavande, trop mignonne, chez La Bonne Pioche. budget : 45€

Un vase pour les fleurs séchées accumulées dans son appartement. budget 40€

Dans le cas où elle ne serait pas atteinte de cette épidémie (l’achat compulsif de fleurs séchées, j’entends), un abonnement pour recevoir des fleurs fraiches 3, 6 ou 12 mois. budget : 45 euros / mois pour 3 mois

Un calendrier poétique, ou un dessin à encadrer. En fait tout est beau chez Papillonnage. budget 15€

Un porte-clef de sa blogueuse préférée avec des petites phrases clin d’œil (This is just my face.) budget : $15

Un recueil de poésie de Rupi Kaur. budget : 14€

Puisqu’elle est aussi folle que moi de skincare, un soin maison, comme ce masque hydratant, pour maximiser son G L O W . budget : 30€

Une illustration du talentueux JG Debray, qui vient tout juste de lancer sa boutique sur etsy. budget : 22 €

Photo from Friends.


Quelque chose en nous de Tennessee

Il y a des situations dans lesquelles je me retrouve souvent. Oublier mon portefeuille en allant faire les courses, laisser mon pass navigo “à sa place” (sur la table du salon, donc). Il y a aussi, depuis peu, l’oubli du masque en allant prendre le métro. Les grands distraits savent…

Oublier mon parapluie en est un autre. A vrai dire, je pense que l’univers s’arrange pour que je ne sois jamais équipée au moment d’une grosse averse… Je me précipite en pestant sous la pluie, jurant de quitter Paris à tout jamais. J’arrive chez moi trempée, les chaussures qui couinent et le mascara dégoulinant.

Mais l’autre jour, alors que j’avançais en enjambant les flaques, j’entendis une voix me rattraper. “Allez, venez, on va partager mon parapluie.” Je levai les yeux. Un jeune, pas plus de 25 ans je pense, la moustache retroussée, un cahier sous le bras. Sous son grand parapluie, je percevais son air amusé, un peu apitoyé. Nous avons fait le chemin ensemble, le temps qu’il me raconte qu’il était CPE au College Stanislas, qu’il aimait ses élèves, moins leurs parents, qu’il prendrait la prochaine à gauche, et moi à droite… Et puis finalement, ne voulant pas m’abandonner, il fit un petit détour pour me rapprocher de chez moi. Je n’ai pas su son nom, je courrais déjà vers la porte. Je criai un “merci !” et il était déjà reparti, perdu parmi la foule de parapluies, de tous ceux qui y avaient pensé ce jour-là. Tous sauf moi, vraisemblablement.

Cette gentillesse spontanée, je l’ai expérimentée il y a trois ans, et j’eus envie d’écrire cette anecdote, et puis je ne le fis pas. Il n’est jamais trop tard…
Je prenais le volant seule pour la première fois (horreur), pour aller voir mes grands-mères. En rentrant à Paris, par cette route que j’aurais du connaître par cœur depuis des années, je me perdis dans les limbes des Yvelines.
J’entrai dans une station essence, transpirante et paniquée. Je balbutiai que j’étais jeune conductrice, que j’avais peur au volant, et que je ne retrouvais pas la route pour Paris, celle qui ne passait pas par la Défense. Un monsieur, d’une soixantaine d’années, boitant, l’œil vif, me dit : “Je vais vous raccompagner”. Euh…J’interrogeai du regard le propriétaire du magasin, “Vais-je finir dans les faits divers ?” Il me sourit : “Vous pouvez y aller Mademoiselle, il est inoffensif.”
Ainsi j’embarquai dans ma petite Smart cet inconnu aux yeux bleus. Étrangement sereine, je me laissai guider jusqu’à Paris. Il me raconta sa vie, passée sur les routes de France. A cause de sa maladie – d’où le boitement – il avait dû abandonner son camion quelques années auparavant. Depuis, il continuait de cultiver sa passion en sautant de train en bus, sans destination particulière mais pour le plaisir du voyage. Régulièrement, il allait voir les chauffeurs de métro pour leur demander de les accompagner. “Il me connaissent tous, …” me dit-il. Étrange, touchant monsieur… d’où venait-il donc ? Comment allait-il rentrer, après ? Autant de questions que je n’ai pas eu le temps de poser ; nous arrivions déjà porte d’Auteuil.
“Je pense que vous savez comment faire maintenant… vous vous débrouillez très bien ! Je vous laisse” En un instant, mon ange gardien avait disparu, rapide malgré sa jambe, parti rejoindre je ne sais quel bus, quel train, qui le ramènerait chez lui.
Je restais là, perplexe, un peu émue, avec pour seule preuve de son existence le parfum de son eau de Cologne, qu’il avait laissée comme trace de son passage éclair dans ma vie.
J’aurais voulu mieux le remercier, lui offrir un café, lui demander si sa maladie était grave, connaître son nom. Mais il s’était évaporé, et le feu passait au vert.

Je pense souvent à ce gentil inconnu. J’espère naïvement qu’il me lira un jour, et qu’il se reconnaitra. J’espère (mais j’en doute, hélas) qu’il n’est plus malade.
J’espère que, lui aussi, croise de nombreux anges gardiens.

#tldr
It means : Random acts of kindness, this great big life, our shared humanity.

I have always relied on the kindness of strangers – Tennessee Williams


Beauty rituals: Flaam Hardy

My friend Flaam is probably the oldest soul I know. She is profoundly sensitive and graceful and dedicates most of her time connecting with nature, growing food, and imagining a better world.

For the past 4 years, Flaam has been working on small-scale organic farms, in California, Canada and back to California. This past year, she had the incredible opportunity to work and live at Esalen.

Since I love to collect bits of wisdom from my incredible friends, I asked Flaam to share some of her ideas on beauty and self-care, and how they connect to her conception of existence, and leading a meaningful life.
Here is what she says…

Tell me about your beauty ritual ? What self-care tip do you swear by ?

My rituals are simple. I currently don’t wear much make up, so in the morning I use Everyday Oil (see below) and sunscreen (currently Mychelle Solar Defense SPF30) as suggested by my friend Rachel. She knows everything about skincare and products so I mostly just do what she tells me!

Otherwise I drink a lot of water, with lemon if possible! This is of course much easier when you live on a farm in California. No caffeine, but I drink tea religiously. My latest obsession is Smoked Earl Grey by Bellocq first discovered over breakfast with my sister at Gjelina in LA.

I’m adamant about getting a lot of sleep. It allows me to be engaged with the world and not move through life as a zombie. I have gone analog with a 10$ alarm clock and I always always read before bed, sometimes only for 5 minutes, or half an hour. There is something about the transition that feels essential to shut off my thinking brain and lull me to the dreamworld. I mostly use my kindle and download books from the library, and constantly have a queue lined up!

As far as routines go, I do what makes me feel good and try to be laidback about it. Self-care is becoming increasingly commodified and we have an industry that’s now banking on having consumers continue to live in a constant state of stress and anxiety. It’s important to remember that we do not have to spend money to take care of ourselves! In the US (but not only here!), a lot of the onus is put on the individual to take care of themselves, without enough, if any, acknowledgment of the structural issues that make it so hard to have a dignified life for so many to begin with. It feels important to note that the origins of self-care begin as political, with roots in queer black activist circles. Self-care, community-care, societal-care need to exist simultaneously for everyone. 

What is the one product you would recommend to anyone ? 

Everyday Oil is my absolute favorite product. I love how natural it is and the smell is so delightful and mysterious. It is kind of intoxicating ! I use it primarily as a face moisturizer, but will also lather it all over. It works for everything: as a facewash, for sunburns, insect bites, hair care. I have introduced this product to many girlfriends that now associate the smell with my home which makes me smile. I also love Skin Food (first heard of it on CupofJo). My hands are in the soil all day long and it feels so good on my dry skin. It’s rich when you put it on at first but it will get absorbed quickly.
I get quite overwhelmed by all the products out there. It takes money, time and energy to keep up! So I absolutely love finding the one thing that works that I never have to think twice about again.

Four years ago, you made a big change. Tell me about it.

After college I worked as an Environmental Planner in New York, a job I liked in many ways but still had me sitting in an office all day and feeling overwhelmed by life in city. I’ve been farming on small-scale organic farms (mostly veggies and flowers) since 2016. Growing up I loved being outside, learning about plants and animals, and cooking good food. It simultaneously felt like a leap and like the most natural thing. I studied environmental science in college and grew more interested in agricultural and food systems. This work has been meaningful and nourishing in so many ways. It feels incredibly empowering to know how to grow food. I am very privileged to have been able to work on farms with good labor conditions, which is not the case for most of the people growing and cooking our food, the majority of which are people of color. Industrial farming is a highly destructive model that harms people and the earth and cannot be disconnected from systemic racism and other forms of oppression. I want to do my part in helping to transform it.

Tell me about a woman that has inspired you ?

I’m most inspired by all the women in my life. Each of my friends move me with their own particular brand of thoughtfulness, insight, activism, creativity and care.

How would you define beauty today ? If you could go back in time and define beauty to your child or adolescent self, what would you tell her ? 

I feel most beautiful when I feel present and in my body. After working outside all day, a long hike or a cold swim.. I seem to move through the world as pure existence. Not too in my head or thinking about how I look, but connected to myself, the people around me and the earth. Beauty is embodied aliveness. This is what rings most true for me. I would let my teen self know not to feel rushed, to give myself time and space to figure myself and the world out! I’m enough just by existing. 

Thank you so much for sharing, Flaam ! I love and miss you.

All pictures taken by Flaam and her darling sister Ainhoa 🙂

#tldr
ça veut dire : L’instant présent, la terre, l’eau, le ciel. La beauté, c’est savoir s’offrir à cela pleinement.


Facing my biggest fear

So lately, I’ve faced my biggest fear : riding a bike in the city. Ridiculous, I know. But something about being so fast and so close to the ground at the same time just terrifies me.

I wish I had an epic story to tell. A dramatic fall or a broken bone or a huge scar. But the truth is, my story with bikes could not be more uninteresting.
“I got you,” said my Dad. Of course he let go, because I was doing just fine, and because it seemed like a good parenting technique at the time (French dads!!). I remember feeling the bike slide away from his grip and losing control. I fell, got back up, and eventually learned. But the fear was still there.

The fact is, this fear extends to riding just about anything. It took me years to learn how to drive and finally get my license. And to this day, I am terrified behind the wheel. My palms are sweaty, my heart is racing, my entire system is in panic mode. Arriving upon destination, I have to gather my thoughts for about 10 minutes, and my legs are shaking as if I just ran a marathon.

I don’t know at which point I decided I had no hand-eye coordination. Like it wasn’t something I was born with. I couldn’t catch a ball, I was a terrible runner, and, of course, I could not ride a bicycle. I was born that way : not agile.
It only struck me recently how this belief has affected the way I move in the world. Taking control, imposing myself, occupying my lane, moving forward. All these things. I want to curl up in a ball and stay out of the way. I want someone else to take the wheel.

Fear has its way of making you believe that this is what you want. But it can easily be tricked.

And so, a few weeks ago, I started biking in Paris.
I still get nervous just thinking about it. Before heading out, I over-think the journey, I check the map a million times, I start making excuses (“the sun is too bright!” “there might be cars!”). But I still do it. And, you know, I’m starting to love it.

It takes years to unlearn something you believed so strongly about yourself. Alas, yes. It takes years to grow up.

#tldr
Ça veut dire : depuis peu, je fais du vélo dans Paris. La boule au ventre et le cœur battant.
Je trace ma route.

Top photo from Friends.


La sagesse de mourir

Mars 2016. Saint-Germain en Laye. Unité de soins palliatifs.
Je viens voir mon grand-père pour la dernière fois, et je ne le sais pas. Lui le sait peut-être.

Il m’accueille à son chevet en me disant,”Camille, je vais te raconter ma vie. Enfin, du moins, ce que je pense qu’il est important de te raconter…”
Et il m’a raconté sa vie. Il m’a raconté ses mauvaises notes à l’école, son expatriation à la campagne, sa passion pour les chevaux, pour la nature et la terre. Il m’a raconté sa famille, ses grandes sœurs, ses petits frères. La guerre et la Libération. Son mariage et sa famille. Et nous, et maintenant, et après…

Ce dernier cadeau de mon grand-père n’avait rien de surprenant. En effet, depuis mon plus jeune age, nous avions tissé ce lien intense. Il racontait et j’écoutais. Les mêmes histoires en boucle; c’est ainsi que nous nous aimions.

Daddy parlait beaucoup de sa mort. Je me souviens, nous prenions le café sur sa terrasse en Corse, j’avais 10 ans à peine. Je revois sa peau noire de soleil et les traces de sel sur ses pieds. Et il commençait, “Tu sais, Camille, quand je vais mourir, …” Je rechignais, sorte de jeu que nous avions inventé tous les deux, et je lui interdisais de mourir.

Chose étrange que de parler d’un avenir où l’on ne sera plus, avec vérité et sans crainte. Il avait tout organisé, tout réglé avant. Il voulait que l’on ne se soucie de rien le jour venu. Pour lui, la transmission passait aussi par cela ; organiser au mieux son dernier voyage, pour qu’il nous soit plus doux.

Mais je pense que Daddy s’était exercé toute sa vie à accepter le temps qui passe, à remplacer une activité par une autre, au fur et à mesure que son cadre de vie se réduisait. Lui qui aimait tant la pêche, il se mit un jour à aimer la regarder de loin, guettant les pêcheurs depuis sa fenêtre.
A cette époque où la mort est devenue taboue, insoutenable, où l’on refuse toute forme de souffrance, où l’on ne veut pas se voir vieillir et partir, mon grand-père me fit ce témoignage bouleversant de l’abandon.

Mon grand-père était croyant. De cette foi que l’on ne voit presque plus chez un homme adulte. Une foi restée comme intacte depuis l’enfance. Il croyait au Christ et à la Vie Éternelle. Il en parlait avec curiosité sincère, et je voyais dans ses yeux ce mélange parfait de l’enfant qu’il avait été et de l’homme qu’il était devenu, à l’extrémité de sa vie.

La prière à la Vierge se termine par “maintenant et à l’heure de notre mort”. Ces moments-là, l’instant présent, et notre dernier instant, ne sont-ils, finalement, pas les plus importants de nos vies ?

image du haut de JG

#TLDR
It means : My grand-father spoke of life beyond the limits of his existence. He welcomed death with grace and courage. I loved him so dearly.


Miscellaneous

A quoi pensez-vous ces temps-ci ? Que lisez-vous ? Quel podcast écoutez-vous ? Qu’est-ce qui vous a fait rire récemment ? Pleurer ? Réfléchir ?

Je voudrais me balader dans les jardins en fleur. Mon rêve : le jardin du Luxembulles du fabuleux JG (voir dessin) !

Le saviez-vous ? Les masques deviennent un véritable accessoire de style. Cette petite marque qui s’est lancée pendant le COVID imagine des jupes avec leurs masques assortis. Les tissus sont splendides !

En parlant de masque… On nous a un peu pris pour des imbéciles, non ? Il vaut peut-être mieux en rire.

“If we don’t teach our children how to be alone, they will only know how to be lonely”

Ma sœur Laure ne jure que par cette marque pour trouver les petits anneaux parfaits.

Nicki Sebastian, une photographe américaine que j’aime beaucoup, a lancé une série #hideandsee et fait du COVID… une oeuvre d’art.

Suis-je la dernière à me rendre compte de la magie de cet accessoire ?

Enfin, ce beau temps me fait penser à Prévert…

Une orange sur la table
Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraicheur de la nuit
Chaleur de ma vie


Comment retrouver son calme en 5 minutes

The present moment is the only place that any of us have any chance to find peace.

Pendant le confinement, je suis tombée sur une vidéo de la merveilleuse Liz Gilbert (auteure de Eat Pray Love, City of Girls, Big Magic, …) Dans cette vidéo, elle partage un exercice qui l’aide à retrouver son calme, en se recentrant sur ses 5 sens. Je ne connaissais pas du tout cet exercice pourtant si simple !

Ça s’appelle 5-4-3-2-1
Arrêtez tout ce que vous faites et ne bougez plus.

Regardez autour de vous et dîtes à haute voix 5 choses que vous pouvez voir.
Je vois… ma tasse de café encore pleine, un bouquet de fleurs séchées, du linge étendu, une bougie en fin de vie, des papiers à trier.

Écoutez et nommez 4 choses que vous pouvez entendre.
J’entends… les voisins dans la cour, le bruit presque imperceptible de la rue, une mouche (malheur !), le ronronnement de mon frigo.

Nommez 3 choses que vous pouvez toucher
Je sens… la douceur de mon cardigan, la fraicheur sur mes pieds nus, le dos de ma chaise.

2 choses que vous pouvez sentir
Je sens…l’odeur du café (forcément), la lessive que j’adore.

1 chose que vous pouvez goûter
L’arrière goût d’un bonbon ricola.

… et me revoilà dans l’instant présent.

N’est-ce pas fabuleux ?
Et vous, avez vous des petits exercices qui vous aident à vous calmer lorsque vous êtes stressé(e), angoissé(e), survolté(e) ?

xo, Camille

Photo du haut de Home Alone


C’est la rentrée !!

C’est un peu comme la reprise après deux mois de vacances… On reprend le chemin de l’école, on retrouve nos camarades (collègues), on renoue avec le quotidien. Ce week-end, j’ai fait un tour à vélo avec ma sœur, et nous avons été prises dans une averse. Il y a trois mois j’aurais beaucoup (BEAUCOUP) râlé. Mais là, c’était le bonheur. Bonheur intense de sentir le vent et l’eau sur ma peau, de goûter à la fraicheur de cette pluie d’été, de voir les parisiens courir en quête d’un abris… de se sentir vivre pour la première fois depuis longtemps.

Pour célébrer le début de la fin de cette période totalement dingue, voici quelques liens :

C’est reparti pour le combat du siècle.

Certains coiffeurs sont ouverts depuis 00h01 cette nuit !

Avez-vous vu la série Big Little Lies ? Je la commence tout juste et je suis captivée.

Chaque année, le changement de saison est un peu compliqué pour les parisiens. Il y a des gens en short, d’autres en collants… Cette année, cela s’avère d’autant plus compliqué que le printemps est passé à la trappe. Hâte de voir le défilé de mode que nous réservent les parisiens.
Pour ma part, je cherche des sandales d’été pas trop habillées, pas trop casual (histoire d’éviter les tongs au bureau cette année…)
J’aime beaucoup celles-ci , celles-ci, et celles-ci.

J’ai le regret de vous dire qu’il est temps de mettre fin à vos cures de sébum, bien que cela semble très sympathique. Pour le retour à la civilisation, je vous conseille New Wash (dont je vous parle ici), qui est le produit du futur pour vos cheveux.

Avez vous lu On earth we’re briefly gorgeous ? Beaucoup d’amies me l’ont recommandé.

Je tente en ce moment ce traitement naturel pour les cils.

Je vous souhaite à tous de bien douces retrouvailles, de belles balades au grand air, et comme toujours, de rire, beaucoup.

Photo du haut de Robert Doisneau, bien sûr.


Les rituels de beauté : Amélie Desazars

Je démarre cette série rituels de beauté par ma chère amie Amélie. Amélie a fondé avec sa sœur, Fleur, la marque Skin & Out dédiée au traitement naturel de l’acné adulte.

Amélie, c’est ce doux mélange de sensibilité extrême et d’énergie débordante. Ici, elle nous partage ses rituels beauté in & out, sa nouvelle aventure entrepreneuriale, et ses inspirations au quotidien.

Parle moi de tes rituels matin & soir

Depuis peu, j’ai adopté la philosophie less is more dans ma routine de soin. Le matin, je passe de l’eau fraiche sur le visage pour retirer l’excès de sébum. Puis j’applique la Crème Universelle de Oh my Cream ! qui est à la fois légère et très hydratante… j’adore ! J’applique ensuite le serum Vinopure Caudalie sur mes boutons. C’est un soin pour boutons – je ne dis plus anti-bouton car cela n’existe pas – qui permet de soigner ceux qui sont là et prévenir l’arrivée de petits nouveaux !

Le soir, je commence par le double-nettoyage. C’est un nettoyage en deux phase. D’abord la phrase huileuse, qui permet de retirer le maquillage, l’excès de sébum, les particules de pollution, … car seule une substance grasse permet de retirer le gras ! J’utilise l’huile démaquillante Caudalie depuis des années. Ensuite la phase aqueuse, qui finalise le nettoyage en retirant tout résidu. Pour cela, j’utilise la gelée nettoyante Vinopure que j’ai développée lorsque je travaillais chez Caudalie et dont j’aime la fraicheur et l’odeur.
Pour l’hydratation du soir, je favorise les huiles végétales, plus grasses, qui ont le temps de pénétrer pendant la nuit et qui hydratent en profondeur. J’alterne entre l’huile de nigelle, reconnue pour ses propriétés purifiantes et l’huile de Rosier Sauvage de Pai qui donne un glow incroyable au réveil !

Tu prêches une convaincue pour l’huile Pai… !
Et donc tu ne te maquilles plus ?

Oh si ! Enfin, pas ces deux derniers mois, durant lesquels j’ai profité du confinement pour permettre à ma peau de respirer. Mais en temps normal, j’utilise le correcteur Uncover up de RMS Beauty, dont la composition est 100% naturelle. Il est un peu cher, mais je suis ravie du résultat ! Je l’applique sur mes cernes et sur mes boutons.
Pour un effet bonne mine, je ne jure que par le Bronzer Laguna de Nars en format liquide. Je verse une noisette au creux de ma main, puis je l’applique à l’aide d’un pinceau en faisant le fameux “3” sur chaque côté du visage. Testé et approuvé par toutes mes amies !

Et tes yeux magnifiques, comment les maquilles-tu ?

Mon produit fétiche depuis des années : All about Eve de Nars. On m’a expliqué un jour que pour avoir un regard ouvert et éveillé, il fallait mettre une teinte claire sur ses yeux. Ensuite, mon mascara préféré : Paradise de L’Oréal. J’en ai essayé beaucoup mais finalement c’est dans les rayons Monoprix que j’ai trouvé mon bonheur 🙂

Comment ton approche à la beauté a-t-elle évolué, en particulier avec la création de ta marque ?

J’ai crée Skin & Out beaucoup par passion, mais aussi un peu par fatigue. Fatigue de la recherche du produit magique qui allait faire disparaître mes boutons. Fatiguée de prendre la pilule, de fragiliser mon corps pour avoir une “peau parfaite.” Avant, je consommais les produits de manière un peu inconsciente, je me laissais porter par le marché, les nouvelles marques, les nouvelles promesses.

Mais en m’y intéressant un peu, j’ai réalisé que ma peau n’était pas limitée à son apparence mais qu’elle était le reflet d’un ensemble, et que pour mieux la soigner, il me fallait l’écouter. J’ai donc creusé le sujet avec ma sœur, Fleur, et nous avons rencontré des naturopathes, des nutritionnistes… c’est un apprentissage continu et nous ne cessons de découvrir de nouvelles choses !

Mais alors, qu’as-tu changé concrètement ?

Je dirais trois choses. D’abord, les soins, que je choisis maintenant avec beaucoup d’attention. Je ne démultiplie plus les produits, et je fais le minimum pour ne pas agresser ma peau.

Ensuite, l’alimentation. J’ai appris énormément au travers de mon projet, et la rencontre avec une nutritionniste, Marion, m’a particulièrement marquée. Aujourd’hui, pour lutter contre mon acné, j’ai adopté une alimentation très pauvre en sucres raffinés et en laitages. Je favorise une alimentation ultra riche en légumes de saison, en oméga 3 (qui sont anti-inflammatoires !) et en céréales complètes.
Je prends également des compléments alimentaires pour donner un coup de pouce à mon corps, un peu chamboulé par l’arrêt de la pilule après 10 ans (hic!). Il s’agirait maintenant de revenir à quelque chose de normal d’un point de vue hormonal. Je prends des omégas 3, des probiotiques (je recommande les probiotiques Dijo !) pour contrer les effets néfastes des antibiotiques anti-acné sur ma flore intestinale, et du zinc car la pilule engendre beaucoup de carences !

Enfin, le mental et le psychique ont pris une place essentielle dans le traitement de mon acné. A chacun de trouver son truc. Je fais du hot yoga chez Modo à Paris, qui est incroyablement relaxant et détoxifiant. J’ai aussi découvert il y a peu de temps le yoga Kundalini. Il s’agit d’un yoga centré sur la circulation de l’énergie intérieure, par la “respiration du feu” entre autres. C’est étrangement libérateur. Et puis, il y a le vélo, ma bouffée d’oxygène. Je ne me déplace qu’à vélo dans Paris, et c’est ma bulle de bonheur…

Des femmes qui t’inspirent ?

Oh, il y en a beaucoup : Pauline Laigneau, pour sa fièvre entrepreneuriale, Leandra Cohen pour son style… Mais je dirais plus que tout, Mathilde Thomas, la fondatrice de Caudalie et aux cotés de qui j’ai eu la chance de travailler pendant 2 ans. Elle allie raffinement, créativité, et sens business. Elle a été pionnière dans la beauté naturelle et clean et c’est une inspiration au quotidien.

Merci beaucoup Amélie !

N’hésitez pas à faire un tour sur Skin & Out, c’est une mine d’information et de conseils… le tout dans un ton authentique et terriblement attachant.

Skin & out

photo du haut par Elisa E.


5 idées de cadeaux pour la fête des mères

Chaque année, elle arrive un peu trop vite, au milieu des jours fériés, à cette période où l’on commence tout doucement à perdre la notion du temps (on est déjà en juin ?) On s’en souvient d’un coup, parfois même le jour-J, juste à temps pour passer un coup de fil, acheter un bouquet dernière minute. Mais cette année (surprise!) nous avons le temps. Le temps de réfléchir, de flâner sur les sites, d’écrire, … alors prenons-le.

Voici 5 idées de cadeaux pour la fête des mères :

Bouquet Gallipoli Zoom
  • Des fleurs, car on ne s’en lasse pas… Bergamotte fait toujours des bouquets ravissants et originaux. J’adore celui-ci, que mon amie Flaam m’a fait livrer pour mon anniversaire. En ces temps si incertains, quoi de mieux que de s’offrir des plantes, des fleurs… du vivant.
  • Un rouge à lèvres qu’elle ne s’offrira jamais, qui est aussi objet de décoration tant il est joli.
Image of Souvenir froissé
  • Une petite carte, que l’on a pris le temps de rédiger. Lui raconter un souvenir que l’on a d’elle, ou juste lui dire combien on l’aime.
Collier Perle personnalisé
  • Un bijou, personnalisé avec les prénoms de ses enfants. J’aime énormément cette version plus minimaliste.

Enfin, une pensée pour celles et ceux qui n’ont plus leur maman auprès d’eux, et que l’on sert un peu plus fort sur nos cœurs ce jour-là.
N’oubliez pas ces petits gestes d’amitié qui font toute la différence : offrez-leur une carte à planter en mémoire de leur maman, passez-leur un coup de fil, allumez un petit cierge…


Recettes du bonheur

Conversation avec ma maman.

Elle me dit : “Je ne connais pas beaucoup d’hommes ou de femmes qui, à la question : “aimez-vous cuisiner?” ne répondent “oui! J’aime bien ! Mais au quotidien….” Avec le sous-entendu que l’usure vient de la routine et de l’exercice contraint de la préparation des repas, figure imposée du train-train quotidien qui nous met à table le matin, autour de 12h30, et autour de 20h. En tous les cas, c’est notre rythme français, 365 jours par an.

En somme, on se nourrit comme on se lave, comme on s’habille, comme on dort etc. un peu en pensant à autre chose.

Avec le confinement, en réduisant notre espace à celui de notre demeure, nos activités à ce que cet espace nous impose, nous avons été, sous la contrainte, tenus d’optimiser notre étrange prison…il a fallu l’habiter au mieux. Dès lors, les repas sont devenus une activité à part entière, depuis la réflexion sur les menus jusqu’au rangement du lave-vaisselle !

On dit ‘de fil en aiguille’, on pourrait dire ‘de recette en casserole’, les idées reviennent, et les envies aussi… quel bien plus plaisant moteur que l’urgence du frigo vide et l’abattement de l’éternel  retour du diner = rocher, moi= Sisyphe….”

Effectivement, il semblerait, en parlant autour de moi, que le repas, la cuisine, ont pris une toute autre place dans notre quotidien ces derniers temps.

J’ai donc demandé à trois couples de me parler cuisine. Des recettes qu’ils ont découvertes. Mais aussi du temps… tout ce temps qu’ils ont enfin pris : pour faire les courses, pour dresser une jolie table, pour penser à l’autre finalement.

Les tomates au four et le yaourt à la Grecque de Laure et Juan

Laure et Juan sont confinés dans un cocon paisible à coté du Canal St Martin. “Nous prenons plus le temps d’essayer de nouvelles recettes,” me raconte Laure. “En temps normal, Juan fait la cuisine tous les soirs en semaine car je rentre plus tard du boulot. Mais en confinement, on alterne un soir sur deux.”

La recette (de Yotam Ottolenghi)

350g de tomates cerises
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
3/4 cuillère à café de cumin
1/2 cuillère à café de sucre roux
3 gousses d’ail, finement découpées
3 brins de thym
6 brins d’origan, dont trois pour décorer le plat
Zeste d’un citron
Fleur de sel et poivre
350g de yaourt Grecque, frais
1 cuillère à café de piment (en flocons)

Préchauffez le four à 200°C. Répandez les tomates dans un plat. Rajoutez l’huile d’olive, le cumin, le sucre, l’ail, la moitié du zeste de citron, 1/2 cuillère de sel, un peu de poivre. Enfournez pendant 20 minutes. Vérifier que les tomates ont bien rôti puis mettez le four en mode grill pour 6-8 minutes.

Pendant ce temps là, mélangez le yaourt avec le reste du zeste de citron et une pincée de sel, avant de le remettre au frais.

Répandez les tomates sur le yaourt. Servez avec du pain.
“On adore le pain à croute fumée de notre boulangerie, Du Pain et Des Idées”

Le petit plus de Laure
Allumez une bougie.

Les gnocchis faits maison de Julia et Luca

Au cœur de Paris, nos italiens luttent contre le mal du pays, par des virées chez Eataly, mais aussi (surtout), en mettant la main à la pâte, si j’ose dire…

Avec le confinement, j’ai redécouvert le plaisir de cuisiner. Avoir l’audace et le courage de s’attaquer à des recettes qu’on n’aurait jamais faites avant, prendre le temps de tout faire de A à Z.”

La recette

500g de pommes de terre
150g de farine blanche
Sel

Faire bouillir les pommes de terre jusqu’à ce qu’elles soient totalement cuites. Les réduire en purée bien homogène. Ajoutez le sel. Étalez sur un plan de travail bien propre ou sur une grande planche farinée. Laissez refroidir.
Commencez à ajouter la farine progressivement en travaillant la pâte. Dès qu’elle devient collante, rajoutez de la farine. Répétez ainsi jusqu’à obtenir un pâte homogène et pas trop collante.
Roulez des lamelles de façon à obtenir des petits boudins, puis découpez en tronçons d’environs la taille d’une phalange. Plongez le tout dans de l’eau bouillante et salée.
Remuez, et veillez à ce qu’ils ne se collent pas les uns aux autres.
Les gnocchis sont cuits lorsqu’ils remontent à la surface. Egouttez-les. Rajoutez la sauce de votre choix.

Le petit plus de Julia

Râpez une bonne dose de parmesan.

Le poulet chocolat framboise poivrons de Benoît et Judith

“Avant le confinement, j’étais comme tout bon français : pétri de bonnes intentions mais de là à en faire une réalité… mieux valait se lever tôt.

Aimant cuisiner, je projetais de passer un CAP cuisine en parallèle de mon job, de m’accorder plus de temps pour concocter de bons petits plats. La vérité était tout autre, je faisais deux trois soirées cuisine par mois avec ma petite amie mais le reste du temps je le consacrais surtout aux pâtes, gruyère, beurres … ma recette du bonheur.

Et puis le confinement est arrivé et avec lui le temps : le temps de vivre, le temps d’apprécier les choses essentielles et surtout le temps de profiter.”

La recette

blancs de poulet
carottes
chocolat en tablette
vinaigre de framboise
1 mangue
1 concombre
2 poivrons rouges
1 piment vert
quelques framboises
beurre
sel
poivre / baies des roses
huile d’olive

Pour la garniture des carottes et du poulet
Faire revenir des poivrons dans du beurre avec 5 carrés de chocolat (plaque 100g), du piment vert et quelques framboises. Déglacer au vinaigre de framboise

Ballotine de poulet
Ouvrir les blancs de poulets en portefeuille. Les garnir de la farce en y ajoutant des framboises entières et du chocolat râpé. Saler / poivrer et refermer les ballotines dans du film plastique. Cuire dans l’eau bouillante 10min. Faire revenir ensuite à la poêle avec du beurre

Carottes glacées et farcies
Éplucher les carottes, les couper en 2 et les évider. Les glacer au beurre. Une fois cuites les remplir de farce

Salade et vinaigrette
Couper la mangue, les poivrons, le concombre et les carottes en fines lamelles. Les disposer sur l’assiette et les assaisonner avec une vinaigrette de piment vert, huile d’olive et vinaigre de framboise

Tuiles de chocolat
Faire fondre du chocolat, l’étaler finement sur une plaque. Y ajouter du gros sel et des baies roses. Cercler avec un verre. Faire prendre au froid

Sauce chocolat vinaigre
Faire fondre du chocolat et y ajouter du vinaigre de framboises

Le petit plus de Benoît
Faire les courses chez un primeur suffisamment éloigné du domicile pour se promener le long du canal.

…Mais au fond, chacun fait comme il peut. Pour ceux que la cuisine ne branche pas, ni en confinement, ni jamais, Maman vous propose la technique, infaillible, de mon père :

“Pierre quant à lui, m’a souvent offert le restaurant pendant le confinement. Oui, le restaurant façon printemps 2020 : les plats tout préparés des traiteurs environnants 🙂
Sans parler, toujours, du bon vin….
Tu as vu Matou je me suis occupé de tout le déjeuner !
Oh merci Pierre !

Parce que ne rien faire c’est bon aussi.”

Merci à tous pour vos partages. xx



Motivation Monday

Bonne semaine à tous ! Ici, on profite de notre nouvelle demeure chez des amis qui nous prêtent gentiment leur appartement avec deux (!!) terrasses. Donc avant de lézarder sur les terrasses de café, nous prenons de la hauteur sur les toits de Paris.

Quelques liens inspirants, ou du moins distrayants…

Un anthropologue expert s’exprime sur le confinement.

Cette tenue me donne envie d’être en été. Et quelques décennies en arrière aussi.

11 questions à vous poser lors de votre prochain achat.

entremains, le must de la seconde-main (ce trench !)

Avez-vous déjà essayé la couverture pondérée ?

Première destination post fin du monde.

Ces biscuits terriblement régressifs ont sonné la fin de tout régime, pour toujours.

Courage, c’est bientôt fini.

xo, Camille

Photos du haut de Frances Ha.


L’amour au temps du Corona

Comment vivez-vous ce temps d’isolement ? Pour certains, la solitude est l’occasion de se ressourcer, de faire le plein d’énergie. Pour les plus extravertis, qui puisent leur énergie de l’extérieur et des autres, la solitude est épuisante. Je fais partie de cette deuxième catégorie et je dors à présent 12 heures par nuit.

Pour tous, je pense, le confinement est contre-nature et le temps commence à être très, très long !

Mais il y a quelque chose qui m’a marqué ces dernières semaines… c’est cette créativité que nous avons déployée pour être ensemble. Les apéros en visio jusqu’à pas d’heure, les “réunions” Teams pour se sentir moins seul à son bureau, … J’en connais même qui ont joué à des jeux de société à distance (impossible pour nous, d’abord parce que je n’aime pas ça, et ensuite parce que Gauthier est très mauvais joueur <3) !
J’ai aussi vu une chaîne d’amitié s’organiser autour d’une tarte au citron. Le principe est simple : on envoie une tarte à des amis avec la recette, et puis ce sera à leur tour de la cuisiner et de l’envoyer à quelqu’un d’autre, et ainsi de suite…(cela me rappelle un certain livre de mon enfance)

Pour ma part, j’ai soufflé mes 29 bougies le 19 avril, sur le palier de mon appartement sur lequel mes parents avaient déposé un gâteau et un bouteille de champagne. J’ai ri (et pleuré) devant une compilation de vidéos de ma famille et amis, se dandinant, récitant des poèmes, chantant. J’ai profité de chaque pétale du beau bouquet envoyé par ma chère amie Flaam … Et je me suis rarement sentie si entourée.

Alors, j’adorerais savoir… quelles idées, quels rituels, quels gestes vous ont-ils permis d’être au plus près des autres ces dernières semaines ?

Et aussi, le télétravail à Paris, jour 38 🙂

Dessin du haut de JG Debray.


Les petites choses

Avez-vous une citation qui vous a marqué, à laquelle vous repensez souvent ? Des mots imprégnés en vous, en quelque sorte, et vous ne sauriez expliquer pourquoi. J’ai lu Sido lorsque j’avais 17 ans et j’ai l’impression que ce texte ne m’a jamais vraiment quittée. Je ne sais pas si c’est la plume merveilleuse de Colette, la nostalgie de l’enfance, la douceur de l’été…. mais je repense sans cesse à ce passage :

“… tout le chaud jardin se nourrissait d’une lumière jaune à tremblements rouges et violets, mais je ne pourrais dire si ce rouge, ce violet, dépendaient, dépendent encore, d’un sentimental bonheur ou d’un éblouissement optique. Étés réverbérés par le gravier jaune et chaud, étés traversant le jonc tressé de mes grands chapeaux, étés presque sans nuit…”

photo de Juan Buis

Avez-vous une photo préférée de vous ? A l’époque des photos posées, filtrées et retravaillées à outrance, j’aime tant retomber sur des photos naturelles, spontanées, prises entre deux portes. C’est devenu si rare les photos où l’on se reconnait réellement.

Stanislas - Strelitzia et son cache-pot bleu
Photo de Bergamotte

Avez-vous la main verte ? Il semblerait que les plantes viennent chez moi pour mourir. Gauthier m’appelle “Tistou les pouces noirs” et j’entretiens un cimetière de plantes vertes à ma fenêtre depuis plusieurs années. L’astuce de ma maman : leur parler. “Tout ce qui est vivant est sensible,” me dit-elle. C’est joli, non ? Il faut croire qu’elle tient cela de ma grand-mère, Grany, qui me dit : “Chaque matin je fais le tour de mes 6 plantes et je leur dis qu’elles sont belles. Et une petite vaporisation une fois par semaine… Evian ou autre” J’adore…
(-> moi à la fin du confinement)

The Marvelous Mrs Maisel renouvelée pour une saison 3 - News ...
The Marvelous Mrs. Maisel

Quelle série regardez-vous en ce moment ? J’ai adoré les deux premières saisons (et décroché à la troisième malheureusement) de The Marvelous Mrs. Maisel sur Amazon Prime. J’aime tout : les personnages terriblement attachants, la peinture sociale si juste, les tenues incroyables, la fraicheur d’un autre féminisme. Je recommande vivement !

xo, Camille



Douce semaine

Haut les cœurs, encore une semaine à rester chez soi, à ouvrir grand les fenêtres, à chercher le ciel, à appeler ceux que l’on aimerait serrer contre soi.

En attendant, quelques liens pour adoucir vos journées…

A écouter et regarder en boucle.

Des petites anecdotes dans ce vaste monde.

Cette salade, un délice.

Un petit luxe à s’offrir.

Food for your soul.

Comment aider les plus fragiles ?

Relire cette merveille.

Photo du haut de Moonrise Kingdom.


Notre-Dame, Madame

C’était il y a un an à peine, Notre-Dame
Tu brûlais dans cette longue nuit, et j’ai vu
Les pèlerins de Paris descendre dans les rues

Et les cloches sonnaient dans le ciel de Paname
Dans cette nuit de feu, au chevet de la Belle
Des grâces inconnues étaient tombées en cendres
Sur les fronts fiévreux des Parisiens aux cœurs tendres
Et nos yeux pleins de larmes se tournaient vers le ciel

Paris fut si belle en cette nuit de prières
Où Notre-Dame brula, mais la croix ne céda
Sur les toits endeuillés, le soleil se leva
Et Marie déploya son manteau de lumière


La vie au ralenti

Quoi de mieux que de démarrer ce tout premier article par le sujet du moment : le confinement.

Comment allez-vous ? Voila maintenant 3 semaines que nous vivons au ralenti et on aurait bien envie de profiter de l’arrivée du printemps ailleurs que dans nos appartements parisiens. Mais enfin. C’était la séquence banalité.

Comme je me suis rapidement rendue compte que je n’allais pas écrire le grand roman du siècle durant ce confinement, j’ai décidé d’occuper mon temps autrement.

Trois choses m’aident à passer ces longues heures.

Prendre le temps le matin et le soir

Cela faisait un moment que je voulais le faire : j’ai commencé le brossage à sec tous les matins. Les experts disent que cette pratique permet d’activer la circulation sanguine, et d’exfolier la peau… affaire à suivre.

J’ai aussi ravalé mon orgueil et je me réserve du temps plusieurs fois par semaine pour faire une séance de yoga le soir. Vous voyez un bretzel sec qui se brise au moindre mouvement ? C’est moi au yoga. Mais je ne voudrais pas attendre la prochaine fin du monde pour me lancer. Qui sait, peut-être pourrai-je enfin toucher mes pieds à la fin du confinement ? L’application downdog est adaptée à tous les niveaux et gratuite jusqu’au 1er mai.

Se perdre dans un bouquin

Que lisez-vous en ce moment ?

Je viens de terminer “Educated“, et c’est l’un des récits les plus fascinants que je n’aie jamais lu. Tara Westover raconte son enfance au sein d’une communauté survivaliste mormone et le chemin parcouru pour quitter ce milieu et obtenir son PdD à Cambridge. C’est déchirant et édifiant. Je pense avoir lu certaines pages en apnée. Bref, je ne l’ai pas quitté. Celui-ci est prochain sur ma liste.

Rire, beaucoup

Depuis le début du confinement, l’internet regorge de pépites hilarantes, nous aidant à traverser cette période totalement dingue. Mais je dois dire que c’est le compte les.caractères qui remporte la palme d’or de mes fou rires nocturnes ces temps-ci.

Et vous ? Comment occupez-vous ces longues heures ?

Photo du haut Primally Pure.